Petit lexique pour pas de deux

Eveline Murenbeeld

Avec : Julien Guignet, Jean-Luc Farquet, François Florey, Sandrine Kuster et Fabienne Thonney — Texte et mise en scène : Eveline Murenbeeld —Collaboration artistique et chorégraphie : Delphine Rosay — Costumes : Barbara Thonney — Musique originale : Jean-Pierre Kazemi — Lumière et régie : Michel Faure — Diffusion et régie son : Delphine Bercher — Coproduction Théâtre Saint-Gervais – Genève — Avec le soutien : du Département de l’Instruction Publique du Canton de Genève, du Département des Affaires culturelles de la Ville de Genève et de la Loterie Romande.

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Tournées :  Théâtre Saint-Gervais – Genève du 20 avril au 9 mai 1999

«Le corps d’abord. Rythme et texture d’un frôlement dans la pénombre. Le mot ensuite. Effleuré avant d’être proféré, affirmé, objectivisé. (…) Petit lexique pour pas de deux propose une mise en rapport magnifiquement fluide des éléments sonores et visuels et invite à la dérive. A l’abandon du sens pour le plaisir, léger et sans lendemain, des sens.»

Marie-Pierre Genecand, le Courrier, avril 1999

«C’est du pur « petit rien », finement travaillé, remarquablement réalisé.»

Benjamin Chaix, Tribune de Genève, avril 1999

«Le spectacle des Basors plonge le spectateur dans l’état de poésie car il se situe dans la frange limite qui sépare la figuration et l’abstraction, entre la représentation du monde et le chaos indéchiffrable originel. Nous naviguons dans cet entre-deux, entre la quotidienneté et l’étrangeté des gestes, entre le murmure et le cri, le suggéré et le dit, entre les mots foisonnants, ruisselants, promesses de forêts luxuriantes, de Paradis oubiés et les mots sombres, martelés, suggérant noirceur et monotonie, mouvements somnanbuliques et froideur électronique. Les Basors nous livrent un éclat brut, l’ébauche d’une langue originelle, qui résonne de manière intime dans nos intérieurs, réveilant souvenirs et sensations.»

Sophie Zoëll, Scenes Magazine, mai 1999

«Ce « Petit lexique pour pas de deux » est certainement le plus achevé des spectacles que la compagnie genevoise indépendante a produit jusqu’à présent, une sorte de best-of radical des thèmes récurrents qui jalonnent leurs œuvres précédentes. (…) Une démarche qui fait la part belle à la poésie, aux émotions plus qu’à la raison. Ou comment changer du plomb en or. Car si au théâtre la poésie s’avère bien souvent d’une lourdeur peu commune, elle est ici moment de pur bonheur enfantin, expression brute avant que le langage ne devienne sens. (…) Point de sens à rechercher ici, mais bien plutôt le silence intérieur, d’où naissent des images mentales qui éclatent telles des bulles à la surface du conscient, comme si la personnalité se dissolvait peu à peu à l’écoute d’une musique originelle répétitive et pourtant infinie, celle de l’émergence du langage. Un théâtre en apesenteur qui rend enfin au specteur le rôle principal (…).»

Nicolas Tournier, Magazine 360°