Usessaud ou le changement des basors

D’après les écrits bruts

A PROPOS — PHOTOS — PRESSE

Avec : Julien Guignet, Sandrine Kuster et Eveline Murenbeeld — Mise en scène : Eveline Murenbeeld — Lumière : Michel Faure — Son : David Weber — Voix: Marc Calame

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Photos : @ Isabelle Meister

Création: Théâtre de l’Usine, Genève / 1990

PRIX ROMAND 1991

« Donner une voix et un espace à ces êtres du silence et de l’ombre, c’est déjà un choix beau et fort. Le sectacle l’est tout autant dans sa sobriété, sa poésie grave et émouvante. Le voyage est bref, autant qu’étrange. (..) La mise en espace est lumineuse et simple. Entre contact et disjonction, lauditeur se déplace dans l’univers de ces êtres qui disent rarement « je », pensent parfois ce qu’on n’ose penser, parlent d’un monde souterrain, mais n’ont pas oublié l’autre, le nôtre.»

 
SANDRINE FABBRI, JOURNAL DE GENÈVE, DÉCEMBRE 1990

«Empoignant des textes d’aliénés que Michel Thévoz, conservateur du Musée de l’art brut, a collectés et publiés, Eveline Murenbeeld réalise un montage qui dépasse la problématique du cas individuel. Dans les délires poétiques des malades mentaux transparaît la revendication d’un droit à la différence et un besoin frénétique d’expression, hors de toute conrainte esthétique. Sur scène, réduite à un sombre couloir carcéaral, des monologues fiévreux et inventifs se heurtent, amplifiés par des micros. Un spectacle profondément original qui a obtenu en 1991 le tout nouveau Prix romand des jeunes compagnies indépendantes, ainsi que le Prix de la Ville ‘Annecy 1991.»

 
L’HEBDO, AOÛT 1992

«Un spectacle très périlleux, difficile et courageux qui repose sur la mise en bouche et la profération de divers textes inclassables que rien ne destinait à rencontrer un jour le théâtre. (…) Le théâtre ne se veut pas épanouissant. Plutôt que de chercher à élucider des écrits qui échappent à toute forme de commentaire, il se contente de donner à entendre. Son immédiateté est aussi sa vertu.»

 
THIERRY MERTENAT, LA TRIBUNE DE GENÈVE, NOVEMBRE 1990

«Les énumérations d’un savoir disloqué, des fulgurances poétiques, la langue tourne sur elle-même, dérape, se consume, avant de disparaître… Eveline Murenbeeld, Sandrine Kuster et Julien Guignet servent avec une sobriété et une technique remarquables ces textes étonnants. Superbe!»

 
LA SUISSE, NOVEMBRE 1990